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19 déc

Karriem Riggins Interview & Mix

22 août

Derrick Hodge, l’ange de la basse

Robert Glasper l’appelle l’ange de la basse, car quand il s’arrête de jouer, puis reprend dans le groupe, c’est comme un saut de l’ange, vous vous envolez !

Tout récemment signé sur le label Blue Note, Derrick Hodge vient de sortir son album Live Today ! Un moment de vérité pour le bassiste qui a toujours travaillé pour les autres (Terence Blanchard, Spike Lee, Common, Kanye West…)

Rencontré au festival de Dour cette année, il nous explique également comment s’est créée l’opportunité d’enregistrer cet album et il raconte ses débuts aux côtés du défunt pianiste Mulgrew Miller.

Derrick Hodge in interview (Robert Glasper Experiment / Blue Note) by Black Milk Music on Mixcloud

23 jan

Mother Funker #8 arrête la soul pour l’électro


Le début de l’émission est consacré à M.A Beat, le Serveur et Master Splinter Quartet.
On en reparlera dans peu de temps sur Black Milk car M.A Beat enregistre un EP en ce moment avec le Serveur aka Louis.
The Master Splinter Qtet sort son EP d’instrumentales jazz en mars.
Et tout ce beau monde + Mr Troy, Anastrophe et The Mentalurgist Project sont sur un projet de mixtape funk, ça déchire !
Checkez leurs Soundcloud:
M.A Beat: soundcloud.com/mabeat54
Le Serveur: soundcloud.com/leserveur
The Master Splinter Qtet: soundcloud.com/mastersplinter4tet/
Anastrophe: soundcloud.com/anastrophemusic
Mr Troy: soundcloud.com/mr-troy

La suite de l’émission est consacrée aux Gilles Peterson Worldwide Awards qui ont eu lieu samedi 21 janvier à Koko dans le quartier de Camden.
Le line-up est sélection de groupes à suivre pour 2012 et il est assez exclusif dans son genre.

Première performance au Royaume-Uni, le bassiste Thundercat, qui joue un style proche du jazz fusion. Le groove solide du batteur assure des jams qui partent en free jazz. Seul bémol, le chant a beau être audacieux, et les vocalises recherchées, la justesse laisse parfois à désirer. Sur l’album, qui est bon, c’est juste: The Golden Age of Apocalypse.

Jamie XX, a ensuite envoyé un dj set électro minimaliste, parfait par rapport l’ambiance de la salle. Et a joué quelques unes de ses productions comme son remix de Rolling In The Deep d’Adele. A noter, premier DJ de la soirée qui n’avait pas d’ordinateur sur son set. Ce qui a quand même plus de gueule.

SBTRKT a pris le relais. Groupe londonien, le public était dans la poche dès le début mais c’était légitime car le concert était bon. Malgré que la majorité du set soit contrôlé par des ordinateurs, la batterie et les percussions apportaient un peu d’originalité à la performance live et donnent une bonne pêche à l’ensemble. Petit bonus, Yukimi du groupe Little Dragon les a rejoint sur « Wildfire« .

Un dj set plus tard, Badbadnotgood monte sur scène pour le dernier concert « live » (il restera 10 minutes avant la fermeture pour le dernier dj). Le trio a un bon charisme, particulièrement le batteur qui a un jeu très rapide et qui fait rire avec son masque à tête de porc. Au milieu du set, la reprise d’un titre de James Blake tombe à pic pour ceux qui auraient pu se sentir désorientés. Le clavier est martelé, la batterie anéantie, l’ambiance est tout en tension, le doom jazz est là. Pas sûr que ça ait fait l’unanimité, le groupe étant encore peu connu du public.
(j’ai tout enregistré, la qualité des bootlegs a l’air pas mal, je vous ferai tourner)

On termine l’émission sur quelques coups de coeur.
« Lovin I Lost » extrait du dernier album de Common: The Dreamer The Believer. Je pensais que le sample était du Curtis Mayfield, mais ça vient en fait du titre I Loved and I Lost des Impressions.

J’ai quand même mis du Curtis Mayfield à la fin de l’émission parce que Mother Funker reste fidèle aux racines, à la soul qui nous a tous enfantés. Exit le péché de la pomme phosphorescente. La voix est nue. La vibration est brute. Curtis/Live!

Lee Fields sort le nouveau titre « You’re The Kind of Girl », extrait de l’album Faithful Man (Mars 2012). Les loveurs, laissez vous porter. En téléchargement gratuit.

Peace!

Mother Funker S2E8 – let’s get experimental by Blackmilkmusic on Mixcloud

19 déc

Mother Funker #4 Roy ‘Hard-groove’ Hargrove



Dans ma chambre, j’ai en poster l’arbre généalogique du jazz américain. Le tronc prend ses racines dans le negro spiritual, le gospel, le ragtime, la musique populaire et donne sa première branche à la naissance du blues en 1916. L’arbre grandit vers le swing, le hard bop, le cool, bebop avec moults ramifications: le Dixieland, la soul, le latin jazz. Plus on monte, plus on se rapproche des dernières générations de musiciens et du jazz d’aujourd’hui (‘Jazz Today’).
Sur la dernière ramification de la plus haute branche, descendant de Brandford Marsalis et Terence Blanchard, on trouve le fameux trompettiste Roy Hargrove qui, dans son parcours, est notamment passé par la légendaire émission de radio diffusée sur Campus Grenoble 90.8, Mother Funker !
[ouh! renversement improbable sur la chute..]

L’émission est découpée selon les différents projets de Roy Hargrove. 50% jazz, 50% funky stuffs

Les trois premiers titres « I’m Not So Sure », « Strasbourg/St. Denis », « Bring It On Home To Me » sont tirés de son dernier album en quintet Earfood (2008). Avant d’enregistrer cet album, le quintet l’a auparavant bien rôdé en tourné. Roy Hargrove avait la volonté de rendre la dynamique de la scène et du live dans l’enregistrement.

Puis on se passe « Nothing Serious », premier titre de l’album du même nom sorti en 2006. Titre bien rythmé, influences cubaines.

Un maitre en recommande 3 autres: « Darn That Dream » de Miles Davis, « Now’s The Time » de Charlie Parker et « I Wish I Knew » de John Coltrane.

« The Blackwidow Blues » du collectif Buckshot Lefonque (saxophone: Brandford Marsalis) ouvre la partie plus funk et hiphop. Roy Hargrove a en effet enregistré sur le premier album éponyme.

Ensuite on continue sur « Crazy Race » et « Bulls*** », deux perles qui groovent enregistrées avec The RH Factor sur l’album Distractions. Le son de trompette est caractéristique des productions hiphop de R.H.

Puis « Spanish Joint », titre écrit par Roy Hargrove pour sur le monumental album Voodoo de D’Angelo.

« Cold Blooded » de Common featuring les petits licks de Roy Hargrove (prod. Questlove). Tiré de l’album Like Water For Hot Chocolate, produit essentiellement par J Dilla. « The Light » est sur cet album.

Le titre qui suit, « Think Twice » a été écrit par Donald Byrd et est ici repris par Erykah Badu dans son album Worldwide Underground (2003). Il est probable que cette version de Badu soit plus inspirée de la reprise de J Dilla en 2001 sur son album Welcome To Detroit. Dans tous les cas, Badu réinterprète le morceau en mode très chill, avec un petit solo de Roy Hargrove en prime.

On boucle la boucle en terminant par Guru qui a collaboré avec Roy Hargrove (voir cette interview de Roy Hargrove et Guru). Le titre « Loungin’ » est en featuring avec Donald Byrd. Du Jazzmatazz vol.1, calez-vous l’album en entier.

Et on termine sur un pur titre live de Guru, Donal Byrd et Ronny Jordan, un autre grand nom du jazz. « Time Is Moving On » que vous pouvez retrouver sur la compilation Stolen Moments qui déchire tout autant.

J’espère que vous avez aimé l’émission,
Merci à Roy Hargrove pour avoir accepté l’interview après son concert malgré la fatigue, et pour sa musique,
Peace!

Mother Funker S2E4 – Roy Hargrove by Blackmilkmusic on Mixcloud