La première soirée Black Milk Music sur la capitale ! 2 beatmakers, prêts à repousser les standards du show live, 1 DJ chaud pour mixer le reste de la soirée et le Café des Sports, bastion du son sur les hauteurs de Ménilmontant.
Mr Troy et Frensh Kyd, 2 maîtres du sample et du beat, se retrouveront pour la première fois ensemble sur scène derrière leur platines et 2 MPC pour un concert live rare et inédit !
Aux platines, The Mother Funker prépare une sélection black music / beats avant-garde.
Mr Troy, signé sur le label allemand Jakarta Records (Blu & Exile, Blitz the Ambassador), est sans conteste un des beatmakers les plus talentueux et prolifiques de la nouvelle scène hip-hop française.
Ecoutez sa dernière beat-tape Sketches : http://mrtroy.bandcamp.com/
Frensh Kyd est toujours là où on ne l’attend pas. Ce beatmaker parisien est capable de balancer sa beat-tape old school N A N T E R R E un jour et de remixer un classique house le lendemain.
Ecoutez N A N T E R R E : http://frenshkyd.bandcamp.com/album/nanterre-beats
The Mother Funker officie sur l’émission radio Mother Funker depuis deux ans diffusée sur Black Milk Music, Grenoble et Londres. Il sera aux platines pour un set éclectique entre raretés northern soul et nouveautés hip-hop.
Emissions Mother Funker : http://www.mixcloud.com/BlackMilkMusic/playlists/mother-funker-radio-show/
Au début du show, après l’échauffement des Dap-Kings sur « Nervous Like Me » puis des deux chanteuses, elle nous demande si on est bien chauds pour prendre le soul train.
heeelll yeeahh!
2h plus tard, on est rincé. La tornade Sharon Jones a livré un show hors du commun. 1m50, 54 ans, et une énergie de cheval de course. Elle nous a emmené très loin dans la soul !
Quant aux Dap-Kings dirigés par Binky Griptite ils sont au backing-band ce que la Queen of soul music est au chant. Sûrement la meilleure formation soul aujourd’hui.
Heureux de vous passer le titre « Before I Leave » que M.A BEAT! a laissé échapper de son premier EP Arbor. Un EP longuement attendu de tous les connaisseurs. Sortie interplanétaire prévue pour fin février. Restez à l’écoute.
Tout aussi happy de commencer l’émission sur un son home-made par le Serveur (Louis). Ce petit extrait groovy sera sur la mixtape FUNKANOZOR. Sortie prévue dans le courant du mois!
Des jolis projets que Black Milk Music soutiendra ardemment, et qui devraient en amener d’autres.
Chris ‘Daddy’ Dave annonce ses projets solos dans l’émission. L’interview s’est faite lors de son passage avec D’Angelo à la Brixton Academy. Chris Dave était posé dans sa loge, on a pu discuter quelques minutes avant les balances sur comment il travaille son jeu de batterie, sur le nouvel album Black Radio avec le Robert Glasper Experiment qui sort fin février aussi.
On enchaîne après sur une série de bootlegs du concert de D’Angelo à Brixton. Je vous ai fait une sélection des bootlegs les plus funky que j’ai enregistrés. Grand moment au milieu du set, le guitariste Jesse Johnson prend quelques minutes pour envoyer un de ses solos les plus psychédéliques. D’Angelo donnera tout également sur « Sugar Daddy », un jam funk interminable, c’est long c’est bon. James Brown est forcément quelque part en train d’écouter et de dancer. La suite logique à ce morceaux serait que D’Angelo mette le feu à son micro et parte dans une trance destructrice…
On termine par The Time, groupe funk produit par Prince et dans lequel Jesse Johnson était guitariste. Puis un remix de « Andy » des Rita Mitsouko par Jesse Johnson. 80′s!
Comme si on en avait pas assez, et comme s’il était possible que ça se termine d’une autre manière, la dernière soirée s’annonce mémorable. Dans l’ordre, Cody Chesnutt, Larry Graham et Bootsy Collins sont prêts à mettre à mal le Miles Davis Hall. Après tout c’est ce qu’on voulait…
Déjà, ça se passe comme ça en général à Montreux, ce ne sont pas trois parties qui se succèdent mais 3 têtes d’affiches en une même soirée, qui sait ce qui peut se passer. Cody Chesnutt a été fairplay et a respecté le temps imparti aux premiers, un bon show bien funk-soul d’1h30 pour se mettre en jambe. Le set a été construit sur le nouvel album Landing on a Hundred, pas encore sorti à cette date. On a donc pu découvrir tout ça avec plaisir.
A partir de Larry Graham, on comprend que le Miles Davis Hall va se transformer en une zone de non-droit. Une salle où les organisateurs n’auront plus aucun pouvoir face à la vague de funk qui se prépare en backstage.
Larry Graham et le Central Station entrent en fanfare. Ils arrivent dans notre dos, tambours de fanfare et perçussions à la main, et montent sur scène sans s’arrêter de jouer. Le public est là pour lui, l’ambiance dans la salle s’en fait ressentir instantanément, ça jump par-ci par-là dès le premier morceau, c’est très bon signe ! Gros break, le slap claquant qui jaillit alors de la basse rutilante de Larry provoque des cris de jouissance du public. … AAAHHHH ! En plus le premier morceau ressemble beaucoup à du Prince.
L’énorme show qui va suivre comprendra un bain de foule, un solo avec les dents, des kilomètres de scène parcourue en long en large et en travers, et minimum 4-5 malaises… Pas à un moment on se dit que le gars en face a 75 ans ballets et qu’ »il est un peu fatigué par l’âge mais qu’il joue bien quand même ». Le gars en face est une machine, il jump autant, voir plus que nous, perd des litres de sueur et en redemande !
Sur la fin du show, il joue I Want To Take You Higher, une de nos préférées, et invite le public à monter sur scène ! On est fou, on jump comme des oufs, on « chante » comme si le fond du Miles Davis devait nous entendre… bref… Larry sort de scène avec le public scandant « higher » en rythme, comme à Woodstock, comme sur tous les lives qu’on a matté des dizaines de fois et qui nous foutent les poils. Il reste un tambourin par terre, autant le prendre et reprendre le refrain au micro hein, tant qu’on est sur scène autant en profiter. La suite au début de la vidéo 16 (la caméra est tombée par terre mais il reste le son). On descend de scène avec le peu de force qu’il nous reste.
Bootsy est le suivant sur la liste. Aucun de nous ne l’avait encore vu en concert, à part son live mythique Keepin Dah Funk Alive, on ne savait pas grand chose de lui sur scène. Normalement ça tue aussi, par rapport à Funkadelic et tout ce qui a suivi. Larry Graham remontera-t-il sur scène ? La suite non pas au jour 17 mais dans un quart d’heure à peine.
Les amplis basses s’entassent sur scène, il y en aurait 16 en tout pour faire sonner tout ça. Le concert commence, c’est l’hystérie dans la salle ! Le groove est plus lent et plus lourd que Larry Graham, le show est calibré, un MC chauffe, chauffe, chauffe la foule, Bootsy entre sur « The Name is Bootsy baby », c’est fat. Le live ressemble beaucoup à Keepin Dah Funk Alive, du coup tout le monde connaît, chante et jump. Le bain de foule de Bootsy est ultra-puissant, Bootsy va dans tous les coins et tout le monde jump !
OMG ! Larry Graham monte sur scène avec ses zichos et se met à diriger le boeuf au mic, ça jump dans tous les sens, il est 2h du mat’, tout le monde est surchaud, et dans ces cas là, plus c’est long, plus c’est bon. Le boeuf recommence sur le refrain « It’s official / Family approuved / One nation / Under a groove ! ». On va y rester c’est obligé.
A ce moment là, on est au premier rang et Louis tape la tchatch avec les choristes sur scène par des gestes qui n’ont pas vraiment de sens mais bon, c’est fun. Et là il va se passer le truc le plus fat des 2 dernières semaines. Bootsy croise notre regard et on lui fait signe pour monter sur scène. Le gars nous fait ok. On passe devant les staffs barrière, l’un essaye de nous retenir mais là on s’en fou, on monte sur scène tous les deux ! Incroyable, on monte, on hallucine, Bootsy nous check et nous prend sous ses épaules, on commence alors à chanter avec lui au micro. On savait plus trop quoi faire après quelques refrains, et lui non plus je pense, alors on lui demande si le reste du public peut monter. Louis passe devant et fait signe à la foule de monter sur scène… Là on devient complètement tarés, 500 personnes se ruent sur la scène et tentent de monter! La soirée déborde complètement. Tout le monde jump, on a peur que ça croule sous non pied tellement il y a de monde. Bootsy prendra environ 20 minutes pour sortir de scène dans un bain de foule dopé au p-funk. La musique s’arrête, mais le batteur en veut encore ! Il crie le refrain et tout le monde rechante ! Il reprend ses baguettes et conclu méchamment sur un dernier… beat.
Concert de Cody Chesnutt (presque en entier)
Début du concert de Larry Graham : We’ve been waiting/It ain’t no fun/It’s alright
Début du concert de Bootsy Collins : The name is bootsy baby…
Il est 3h du mat’, on n’entend plus rien, on comprend plus rien, on peut à peine marcher. Montreux s’achève ainsi.
Rien de spécial, on avait pas mangé depuis 12h, d’où l’intro de la vidéo un peu orientée mal bouffe.
Après ce burger suisse (ahah), on file dans le Miles Davis Hall. La soirée commence tranquillement avec Leon Rusell, le yéti du blues. L’intensité monte avec Dr. John et arrive ensuite Trombone Shorty.
La claque de notre vie. Dès la première note, la couleur est annoncée ! L’énergie est là, donnée par le batteur shooté au red bull. Ca sonne vraiment FAT (vous allez le constater dans le bootleg). Shorty est possédé. Que ce soit au trombone ou à la trompette, des riffs d’une beauté extrême jaillissent de l’instrument. Ce gosse de 25 ans est une évolution de Fred Wesley fusionné avec un mix d’Amstrong et Gillepsie ! Un genre de super saiyan de la musique. Lui et ses potes, complices sur scène, descendus tout droit de Louisiane. Ils sont là pour foutre le feu, ça se voit et ça s’entend.
Le Show se termine, premier rappel, ils coupent tout les micros, viennent devant la scène et on est transporté dans les rues de la New Orleans, 10 min de kiffe acoustique ! Deuxième rappel : ils se mettent en boule pour préparer une attaque secrète, tout en conservant le groove acquis. Shorty glisse une anche de trompette dans la poche de son bassiste. La boule de groove vole en éclat et tout le monde change d’instrument. Biggy D passe au trombone, Dan prend les percus et Joey le drummer fou se met à la guitare et enclenche tous les effets. Tout le monde jump. 3ème rappel ! When The Saints Go Marching In. Le public est debout sur les sièges, réclame un aftershow (qui aura lieu). Le groupe donne tout. « My name is Trombone Shorty ! Make some noise !!! »
30 minutes après on retrouve Dan et Shorty avec les zikos de Dr.John et Leon Russell pour un jam qui fera remuer le popotin de plus d’une staffeuse.