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04 déc

L’histoire du rock par Nicolas Ungemuth

Loin de nous l’idée de vouloir l’embarrasser, mais enfin, merde, reconnaissons le : Nicolas Ungemuth, tenancier depuis 10 ans de la rubrique rééditions de Rock&Folk, est probablement le rock-critic actuel le plus passionnant.

Un dépouillement rapide de mes vieux Rock&Folk offre un aperçu de la variété de ses centres d’intérêt. Éclectique et vorace, il peut tout aussi bien disserter amoureusement sur la blondeur de Dusty Springfield ou sur les chemises à jabots de Dave Davies. Garage psyché, rap old school, reggae d’époque, folk anglais, country sudiste, blues d’avant-guerre, post-punk refroidie, rien de tout cela ne lui est inconnu. Je ne compte plus les choses indispensables qu’il m’aura permis de découvrir : Lee Hazlewood, le Gun Club, Duncan Browne, le garage-rock sixties, la northern-soul, la surf-music, ou plus récemment The Jim Jones Revue (vu en concert à la Maroquinerie : quelle tuerie !)… Et bien sûr (et surtout) Richard Hawley, le dernier des Grands.

Se plonger (compulsivement ou en dilettante) dans ses chroniques c’est découvrir l’histoire du rock par ses marges et autres chemins de traverse. En effet, une large place y est réservée à de glorieux inconnus voire à de la franche série B. Qui de nos jours connaît et à plus forte raison écoute, au hasard, Jackie DeShannon, The Grass Roots ou Jim Ford ?

Bref, la rubrique réédition de Rock&Folk, c’est une authentique caverne d’Ali-Baba : On y trouve de tout et pour tout le monde. Même de la soul tchèque (Marta Kubisova) ou du funk péruvien (les compils Gozalo Bugalu Tropical) !

Ungemuth c’est aussi un ton. Jamais pontifiant, le plus souvent catégorique, voire un peu ayatollah sur les bords (juste ce qu’il faut), il encense avec autant d’enthousiasme et de vigueur (et aussi de discernement) qu’il agonise.

On l’aura compris, à l’heure du triomphe du rock Pitchfork, Ungemuth fait chaque mois œuvre de salubrité publique en rappelant à notre bon souvenir tous ces illustres oubliés.

Ceux qui veulent découvrir tout le talent du monsieur seraient bien inspirés de foncer acheter « Garageland », coffee table book indispensable consacré au garage et à la pop sixties, et son dernier ouvrage sorti il y a peu, « Le Roman du Rock », composé de courts chapitres incisifs sur l’histoire du rock à la manière du A wop bop a loo bop a lop bam boom de Nik Cohn.

13 juil

Montreux Jazz Festival 10 – Old school, new school

Rythme du Montreux Jazz: levés 14h, couchés 7h.

Old school On retrouve Nick Waterhouse en backstage pour une session acoustique et interview! Le groupe est là, au complet, prêt dans les loges. 2 amplis, un sax et un tambourin suffisent pour jouer une version minimaliste du titre « Don’t You Forget It », album Time’s All Gone. On interview Nick dans la salle zèbre, l’ambiance est on-ne-peut-plus-à-propos, on parle de son état d’esprit rétro et de la carrière de Buddy Guy. Nice to meet you Nick!

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 New school On continue sur la soirée sur la remise des prix du concours Deezer Adami. Odezenne, groupe bordelais, est le grand gagnant et se produit ce soir sur la scène du Montreux Jazz Café. Le concert est bon, on découvre leur album OVNI qui nous plait bien aussi! Une interview s’organise plus tard dans la nuit, vers 2h du matin en backstage… un peu à l’arrache mais le groupe est bien chaleureux. Retrouvez tout dans le podcast.

Montreux Jazz Festival #10 – Old school, new school by Black Milk Music on Mixcloud

09 juil

Montreux Jazz Festival 8 – Buddy Guy et James Carter

Axelle Red qui chante « Sensualité », toute « rose crème » avec sa guitare… à croquer, c’était trop mignon. Parlons maintenant jazz, parlons blues, parlons des moments où la musique dérive. Did you hear what I say?, Buddy Guy.

Miles Davis Hall, le saxophoniste new-yorkais James Carter, en formation trio, est hors du commun. Coups de langues, gémissements, cris, soupirs. Carter entretient une tension sensuelle d’actes en actes qui évolue calmement sur le swing du groupe. Les solos endiablés de Carter ne sont là que pour faire grandir cette tension et la rendre parfois à la limite de l’insupportable. Grand moment de jazz.

Buddy Guy a le sourire éternel du blues. « I play for the love of music ». And he plays with love! Quand il joue le blues, Buddy Guy ne joue pas de la guitare, Buddy Guy désire. Son instrument s’enflamme, les aigus crient, les entrailles hurlent. Les nuances sont puissantes. La trance sexuelle est brute de musique.

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Dernier concert marquant, Neneh Cherry jouait en formation quatuor voix/sax/basse/batterie. On passe à du jazz beaucoup plus expérimental que celui de James Carter ou le blues de Buddy Guy. Le groupe part dans des improvisations où le bruit, les cris et les sons distordus prennent la place de la mélodie. Neneh reprend des paroles de MF Doom sur une de ces compositions, on vous a mis le bootleg en bonus à la fin du podcast.

Peu d’enregistrements des aftershows malheureusement, mais pour info le groupe de Neneh Cherry est monté sur scène et ça jouait très très bien. Imaginez un club hypnotisé par des musiciens qui jamment sans concession à 4h du matin. C’était ça. Le lendemain, les musiciens de Trombone Shorty ont partagé la scène avec Billy Branch et Carlos Johnson, deux légendes du Chicago Blues. New Orleans vs Chicago Blues. Unique!


Jean-Marie Planche, photographer (James Carter)

21 avr

MonkeyRobot

Notre week-end à Bruxelles aurait pris une toute autre tournure si nous n’avions pas rencontré les Monkeys !
13h30 arrivée chez luigi, ça papote son pendant un bout de temps, eric arrive et on s’installe tranquillement dans leur home studio.
Recording ! Une version live de Last Days qui fait bien plaisir, puis une interview d’une dizaine de minutes. Focus sur 74 miles away, la formation avec laquelle ils tournent en ce moment.

En espèrant les revoir très vite à Nancy ou sur Brussels !
http://www.monkeyrobot.eu 

Egalement sur notre mixtape : FUNKANOZOR vol.2

Louis.

11 mar

Mother Funker #15 – Casey Benjamin cartoon caracter?


Tous les projets de Casey Benjamin déchirent.
Il est derrière le groupe HEAVy. Il joue avec Q-Tip, Mos Def, Patrick Stump, Stefon Harris et dans le Robert Glasper Experiment. Entre toutes ces légendes, il applique son style musical original que ce soit au saxophone ou au vocoder.

Le personnage: sur scène, voix robotique, futuristique et super funky et un sourire 360 degrés pendant tout le show.

Merci à Casey pour l’interview dans la rue.

Mother Funker #15 – Casey Benjamin by Blackmilkmusic on Mixcloud