20 ans se sont écoulés depuis 1991, année de la mort du génie de la trompette et du jazz, Miles Davis.
C’est à l’occasion de ce 20ème anniversaire que Marcus Miller a décidé de donner un concert hommage au Montreux Jazz Festival, « Tribute To Miles ». Deux autres génies de la musique qui ont joué avec Miles, Herbie Hancock et Wayne Shorter sont de la partie.
L’interview a donc été faite dans ce contexte, mais on y parle aussi de beaucoup d’autres choses…
13ème journée
On débute la journée en workshop avec Tom Silverman. Fondateur du label Tommy Boy Records, LA BASE du Hip-Hop (avec Sugarhill Records). Sous ce label est sorti : Planet Rock : The Album, d’ Afrika Bambaataa, autant vous dire que le workshop était plus qu’intéressant.
On se rend ensuite au showroom de Monster ( créateur du célèbre casque Beats By Dr.Dre). On a réussi à se faire offrir des Monster® Miles Davis Tribute :). On sortira une review prochainement.
Ironie du sort, on déloge du Miles pour se rendre au Tribute To Miles dans l’auditorum Stravinsky. Déjà 20 ans que Miles nous a quitté, et le grand Marcus Miller, qui a joué et même produit Miles (avec notamment le célèbre album Tutu), a confectionné un set pour lui rendre hommage. Sur scène on retrouve 3 acolytes de Miles : Marcus Miller à la basse, Herbie Hancock aux claviers, Wayne Shorther aux saxopone ténor et soprano, et deux petits nouveaux : Sean Rickman à la batterie et Sean Jones à la trompette, le plus jeune, qui a la lourde tâche de jouer le rôle du Master.
L’émotion est au rendez-vous, on sent le band en connection direct avec Miles.
Niveau Basse/Batterie/Clavier, il n’y a rien à dire… C’est parfait. Marcus et Rickman sont en symbiose totale. Puis vous vous en doutez bien, Hancock fait ce qu’il faut pour pimenter le tout !
Côté cuivres, certains diront que Shorter n’est pas au mieux de sa forme, mais à 78ans, honnêtement on a halluciné. D’autres affirment que Jones a eu un jeu trop timoré, qu’il est malheureusement resté en arrière, mais encore une fois, endosser le rôle de la légende Miles Davis, c’est pas du flan.
Next part avec The Q !
Quincy Jones présente ses petits protégés. On gardera à l’esprit : Emily Bear, qui à 9 ans ( nan il n’y pas de faute de frappe) maitrîse parfaitement son clavier, la petite martienne de la soirée. Au cours de la soirée elle improvise avec Alfredo Rodriguez, Esperanza Spalding… rien que ça ! Apparemment elle aurait déjà 350 compositions à son actif ! LOL On espère qu’elle grandira dans le bon sens.
Un trio également marquant : Alfredo Rodriguez Trio. Pour résumer c’est de la bossa nova de luxe. Ils ont partagé la scène avec Emily Bear, et un autre batteur, encore un moment qui ne peut avoir lieu qu’à Montreux.